Marie-Charlotte ft. Under the Same Sky
Marie-Charlotte Vermeulen travaille chez Natan, la maison de couture fondée par son oncle Edouard Vermeulen. Depuis deux ans, elle a lancé sa propre marque, 11 PM, en collaboration avec son meilleur ami Pieterjan Van Biesen. Pour Under the Same Sky, nous ne lui avons pas posé de questions sur son travail, mais plutôt sur la façon par laquelle elle reste ancrée dans un monde en constante évolution .
Son histoire commence à Londres où elle reste huit ans alors qu’elle avait prévu n’y rester qu’une année. « Dès mon arrivée, j’ai tout de suite senti que c’était un environnement dans lequel je pouvais me réaliser ». Elle travaille chez Net-à-Porter, puis chez Selfridges jusqu’à ce qu’on lui confie la direction du studio de prêt-à-porter féminin. « Personne ne connaissait mon nom autrement dit aucun préjugé, aucune attente. C’était libérateur. »
Pour elle, travailler dans la mode signifie devoir être constamment en mouvement. “Parfois, je passe délibérément en pilote automatique pour me protéger. Ce n’est pas une faiblesse, mais plutôt une stratégie. Dès que mon esprit commence à s’emballer, il ne s’arrête plus . Je commence, alors, à ruminer et à tout analyser à l’excès. »
« La vie que je m’étais façonnée là-bas m’appartenait à cent pour cent, indépendamment de tout ce que j’avais déjà construit ici. »
Pour elle, la famille ne se résume pas aux liens du sang. « Mes deux meilleurs amis que j’ai choisis représentent ma famille. Ils sentent tout de suite si je vais bien ou pas et cela même sans prononcer le moindre mot. »
Dès son retour, elle prend conscience à quel point Londres l’a transformée. « La vie que je m’étais façonnée là-bas m’appartenait à cent pour cent, indépendamment de tout ce que j’avais déjà construit ici. Je savais que je revenais différente de cette expérience.
Elle retrouve ce même besoin d’être elle-même dans ce qu’elle porte au quotidien: ses lunettes. «J’ai toujours des lunettes de soleil sur moi .Dès que je les mets, je ressens immédiatement une sorte d’énergie positive. Quand mon énergie intérieure et mon style extérieur s’associent , je me sens vraiment épanouie. » Pour Marie-Charlotte, les Altair ne représentent pas un simple accessoire. C’est le même sentiment éprouvé qu’à son retour de Londres : une façon d’être, de vivre et d’évoluer en harmonie avec elle-même.